L’Institut d’histoire de l’Amérique française est la principale association des historiennes et des historiens professionnels du Québec et des spécialistes de l’Amérique française. Fondé en 1946 par Lionel Groulx, l’Institut regroupe professeurs, professionnels et amateurs d’histoire provenant de toutes les régions du Canada et de l’étranger. Cependant, le plus gros des effectifs de l’association vient du Québec, où il est naturel que davantage de personnes s’intéressent à ses activités qui sont celles d’une société savante bien impliquée dans son milieu et largement sollicitée par celui-ci.

Outre qu’il publie une revue trimestrielle, la Revue d’histoire de l’Amérique française, et qu’il organise chaque année un congrès scientifique pour ses membres, l’Institut défend la place de l’histoire ainsi que celle des sciences humaines et sociales. Il intervient également dans les grands dossiers d’actualité en matière d’enseignement, de recherche, de patrimoine et d’archives. Enfin, à chaque année, l’Institut récompense les meilleures réalisations en histoire de l’Amérique française par la remise de prix littéraires. Il est membre de la Fédération canadienne des sciences humaines et sociales.

L’Institut d’histoire de l’Amérique française est une corporation sans but lucratif dont les membres, réunis en assemblée générale, élisent, pour deux ans, le Conseil d’administration. Celui-ci nomme ensuite les membres du Comité exécutif. Un bulletin d’information sert d’outil de liaison entre le conseil et les membres de l’Institut.

 

 

 

APPEL À COMMUNICATIONS. Journée d'étude sur l'histoire orale. Pour plus d'informations, voir la page de l'événement. ...

L'histoire orale en vaut-elle la peine? Avantages et contributions d'une pratique en milieu francophone

avril 10, 2015, 12:00

Université de Sherbrooke Carrefour de linformation

Depuis la dernière décennie, l'histoire orale semble susciter un intérêt croissant chez les chercheurs québécois, un intérêt auquel les avancées technologiques facilitant la récolte et le traitement des sources orales ne sont certainement pas étrangères. En témoigne par exemple la création en 2006 du Centre d'histoire orale et de récits numérisés de l'Université Concordia, le seul centre de recherche spécialisé dans cette approche au Québec. Par ailleurs, la Revue d'histoire de l'Amérique française prépare actuellement un numéro spécial sur les sources orales, à paraître en 2015. Malgré ce regain d'intérêt, il apparaît que l’histoire orale n’a pas rencontré l’engouement attendu dans les années 1970 (Hamelin et Gagnon, 1978). Presque quatre décennies plus tard, on recense à l'échelle occidentale la production de travaux importants (par ex. : Portelli, 2010; Baillargeon, 1991; James, 2002), de même que quelques centres de recherche et revues spécialisées, mais la pratique demeure encore marginale, en particulier dans les milieux francophones, qui semblent plus réticents à mettre de l'avant ce type de sources. Très peu d'historiens se réclament de l'histoire orale, et les rares spécialistes de cette approche préfèrent le plus souvent se rattacher à un champ de recherche plutôt qu'à une méthodologie (Labelle, 2005). Les étudiants ont rarement l'occasion de se familiariser avec les sources orales au cours de leur formation et ils sont peu nombreux à se lancer dans cette voie aux études supérieures. Pourtant, l'utilisation de sources orales est courante dans des disciplines telles que la sociologie, l’ethnologie ou la criminologie, et on a maintes fois souligné combien cette approche représentait un outil pertinent pour rendre compte de l'expérience de populations minoritaires ou minorisées, absentes des documents écrits : travailleurs, communautés culturelles, femmes et minorités visibles (Perks et Thomson, 2006; Descamps, 2006; Baillargeon, 1993). L’histoire orale permet aussi d’accéder au versant sensible de certains grands événements traumatiques, d’où l’attrait des chercheurs pour les récits des vétérans de guerre (Reid et Hann, 1978) et des populations ayant subi une violation de droits humains (Greenspan, 1998; High et al., projet Histoire de vie Montréal). Les historiens, bien que conscients des possibilités offertes par les sources orales, excluent souvent leur utilisation ou s'en tiennent à mentionner qu'elles offriraient un complément intéressant à leurs recherches. La timidité des historiens à l'égard de l'histoire orale est d'autant plus surprenante qu'elle contraste avec le discours de remise en valeur des acteurs dans le récit historique et l'intérêt contemporain pour l'individu. Devant ce constat, nous invitons professeurs, chercheurs et étudiants à une journée d'étude consacrée aux possibilités qu'offrent les sources orales aux historiens. L'événement sera inauguré par une conférence de Florence Descamps, Maître de conférences à l'École Pratique des Hautes Études de Paris et spécialiste de l'histoire orale en France. Une table-ronde regroupera aussi Denyse Baillargeon, pionnière de l'histoire orale au Québec, Steven High, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire orale et co-directeur du Centre d'histoire orale et de récits numérisés ainsi que Mme Descamps.

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Le dernier numéro de la RHAF (vol. 67, no 1) est sorti ! Vous le trouverez également sur Érudit, www.erudit.org/revue/haf/2013/v67/n1/index.html

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